
Henri Biollay, la mémoire de la ligneVigneron à la retraite à Ville-sur-Jarnioux, Henri Biollay, 82 ans, garde de nombreux souvenirs du tacot. Témoignage. « A Jarnioux, il y avait un croisement, raconte Henry Biollay. On a connu des déraillements, comme ce fameux lundi de Pentecôte, quand le train qui montait avec sept wagons est sorti des rails et s'est planté ans le sable »... « Ce tacot beaujolais a bercé ma jeunesse, et j'ai tant de souvenirs qui me reviennent à la mémoire, comme ce fourgon avec la cabine du postier et la niche à chiens. Derrière la « loc », il y avait le charbon en grandes briquettes, nécessaire pour alimenter la Pingely. Il y avait des wagons de pierres qui venaient du Pont Mathivet, ceux-ci étaient ouverts, et devant, les wagons voyageurs, qui étaient encore plus nombreux lors des grandes fêtes de l'année. Des fois on n'en comptait pas moins de dix, et là, je vous prie de croire que ça soufflait, il fallait que les rails soient secs. A Jarnioux, ça grimpait tellement qu'il s'élançait de la gare en faisant un boucan pas croyable. Ca n'allait pas vite, mais à l'époque on était pas pressé. Par contre dans la descente vous n'auriez pas pu le prendre en courant, car il « dégalochait ». Extrait Journal le Progrès - 06/10/2002 |

